Samedi 10 avril 2010
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Dans les ombres sylvestres
Quidam, 10 septembre 2009 185 p
Un homme sauvage, jeteur de sorts, venu d’un nulle part archaïque et terrifiant, s’installe à Cluquet, petit village pris entre l’océan et une forêt tout aussi
immense. On l’y craint comme on profite de ses dons, jusqu’à ce que la guerre l’emporte comme des millions d’autres. Mais ce révolté dans l’âme a-t-il tout à fait disparu ?
Audric, son arrière-petit-fils, éprouve d’énormes difficultés à assumer cette ascendance pesante, dans un hameau désormais abandonné par la faute de son aïeul et de
sa magie funèbre, mais qu’il ne peut lui-même se résoudre à quitter. N’est-il qu’un fétu de paille ballotté par l’histoire sombre de sa famille ? Ou quelqu’un d’encore plus inquiétant, esprit
insurgé porteur d’un destin qui le dépasse ?
Dans les ombres sylvestres n est pas seulement une ode à la forêt et ses enchantements. C est aussi un portrait à fleur de peau d’un homme fragile, amoureux, et
désespéré à l’idée de ne pas se montrer à la hauteur d’ancêtres hors du commun dans un monde qui se disloque jour après jour.
Jérôme Lafargue est né dans les Landes en 1968. Son premier roman, L’Ami Butler (Quidam 2007), a été salué par la critique et a obtenu le prix des librairies
Initiales 2007, le prix ENS Cachan 2008 et le Coup de coeur des lycées 2008 de la fondation Prince Pierre de Monaco.
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Lundi 15 février 2010
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Une femme simple et honnête
de Robert Goolrick
Éditeur : Anne Carrière (19 août 2009)
Wisconsin, automne 1907. Sur un quai de gare, Ralph Truitt, magnat local craint et respecté, attend un train en retard alors que se lève le blizzard. Ce train
renferme son dernier espoir, une promesse de bonheur et d'harmonie retrouvée.
Truitt a fait passer plusieurs mois auparavant une annonce dans un journal de Chicago, disant qu'il était à la recherche d'une femme fiable, ayant renoncé aux
illusions romantiques, mais sachant apprécier le confort d'un foyer.
Dans le train, Catherine Land s'apprête à le rencontrer. Elle lui a répondu qu'elle était cette femme simple et honnête qu'il appelait de ses vœux.
Pour mieux l'en convaincre, elle se débarrasse de ses derniers atours de courtisane et se déguise en cette épouse modèle qu'elle compte bien incarner à la
perfection, le temps de parvenir à ses fins.
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Mardi 19 janvier 2010
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Ce que le jour doit à la nuit
Yasmina Khadra Julliard, 2008 416 p
Alors que Younes n’a que neuf ans, son père, paysan ruiné par un spéculateur autochtone, perd ses terres ancestrales. Accablé, l’homme doit se résoudre à confier
son enfant à son frère, un pharmacien parfaitement intégré à la communauté pied-noir d’une petite ville de l’Oranais. Le sacrifice est immense. En abandonnant son fils, l’homme perd du même coup
le respect de lui-même.
Mais les yeux bleus de Younes et son physique d’ange l’aident à se faire accepter par cette communauté aisée de province. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi de
jeunes colons dont il devient l’inséparable camarade. Il découvre avec eux les joies de l’existence et partage leurs rêves d’adolescents privilégiés que ni la Seconde Guerre Mondiale ni les
convulsions d’un nationalisme arabe en pleine expansion ne perturbent. Jusqu’au jour où revient au village Émilie, une jeune fille splendide qui va devenir la vestale de nos jeunes gens. Naîtra
ainsi une grande histoire d’amour qui mettra à rude épreuve la complicité fraternelle des quatre garçons, écartelés entre la loyauté, l’égoïsme et la rancune que la guerre d’Indépendance va
aggraver.
La révolte algérienne sera, pour Younes-Jonas, sanglante et fratricide. Il refusera de laisser détruire l’amitié exceptionnelle qui l’unit à ces jeunes pieds-noirs
; il ne pourra tourner le dos à cette famille qui lui a offert une vie meilleure ; mais jamais il n’acceptera non plus de renoncer aux valeurs inculquées par son père : la fierté, la déférence
envers ses ancêtres et les coutumes de son peuple, le respect absolu de la parole donnée, et, ce, quitte à mettre en péril l’amour déchirant qu’il a pour Émilie.
Avec la verve romanesque qu’on lui connaît, l'auteur éclaire d’un nouveau jour ce conflit ayant opposé deux peuples amoureux d’un même pays. La grande originalité
de cette saga qui se déroule de 1930 à nos jours repose sur une courageuse défense de cette double culture franco-algérienne que l’Histoire a, de part et d’autre, trop souvent cherché à
renier.
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Mardi 19 janvier 2010
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Pour Noël ,la bibliothèque municipale a organisé un
concours de dessin ouvert à tous les enfants , portant sur le sapin de Noël .Les œuvres devaient être réalisées sur un support recyclé.
54 dessins ont été faits ,ils ont été répartis en 4 catégories et exposés durant 15 jours à la bibliothèque où ils ont été jugés par les lecteurs et non lecteurs
qui ont souhaité prendre part au vote.
Le choix a été très dur car chaque dessin était de très bonne qualité...
Palmarès:
3,4 ans:
1er: Barbieux Lucas
2ème: De Rouville Ambroise
3ème :Goismier Marius
5,6ans
1er: Marais Alice
2ème: Rault Samuel
3ème :Maingault Emma
7,8,9 ans
1er: Drault Baptiste
2ème: Journaud Charlotte
3ème :Pinon Eugénie
10,11,12 ans et plus
1er: Brajard Lydie
2ème: Jeanneton Marie-Bérénice
3ème :Neuvy Alexandra
Prix du support recyclé (un tirage au sort à été fait entre tous les dessins sur support recyclé pour désigner le vainqueur) :Caillon Maxime
Les lauréats ainsi que les autres participants recevront un petit cadeau pour les remercier de leur participation. Ils seront distribués jusqu'au 1er mars à la
bibliothèque d'Yzeures, Les lots non réclamés seront remis en jeu lors du prochain concours.
Les cadeaux ont été fournis par l'Intermarché d'Yzeures sur Creuse , par la commune ainsi que par certains lecteurs de la bibliothèque.
Merci à toutes les personnes qui ont œuvré à la réussite de ce concours
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Jeudi 22 octobre 2009
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Mangez-le si vous voulez
Jean Teulé
Julliard, 7 mai 2009
144 pages
Nul n’est à l’abri de l’abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de
Hautefaye, le village voisin. C’est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la
grange d’un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l’occasion pour promouvoir son projet d’assainissement des marais de la région.
Il arrive à quatorze heures à l’entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ?
Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l’Allemagne et sous la menace d’une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle
frénésie barbare ? Au prétexte d’une phrase mal comprise et d’une accusation d’espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux
pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s’interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s’efforceront d’arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une
jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver.
Incapable de condamner six cents personnes d’un coup, la justice ne poursuivra qu’une vingtaine de meneurs. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au
lendemain de ce crime abominable, les participants hébétés n’auront qu’une seule réponse : " Je ne sais pas ce qui m’a pris. "
Avec une précision redoutable, Jean Teulé a reconstitué chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l’une des anecdotes les plus honteuses de l’Histoire du XIXe siècle en France.
Par biblio
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